Actualités
< retour

La croissance verticale des villes pour lutter contre l’artificialisation des sols

Le 08/05/2021
© iStock

La croissance horizontale de nos villes diminue chaque année la superficie des terres agricoles. Pour lutter contre ce phénomène, une croissance verticale réfléchie est encouragée.

L’imperméabilisation des sols et la perte d’espaces naturels, agricoles et forestiers, sont majoritairement causés par l’étalement urbain, et notamment celui des habitats individuels. Cette artificialisation dégrade les propriétés et fonctions des sols, impacte fortement la biodiversité et réduit la superficie de nos terres cultivables. C’est donc à la croisée de ces enjeux environnementaux et alimentaires que l’objectif « zéro artificialisation nette » s’est inscrit dans le plan biodiversité en 2018.

Une croissance verticale jugée comme peu attrayante

Si la croissance verticale des villes parait être un choix raisonnable, elle n’est toutefois pas considérée comme un développement souhaitable par une grande partie de la population. Publiée en 2020, l’enquête Ipsos sur le rapport des Français avec les ascenseurs[1] révèle que 71 % des sondés ne sont pas favorables à la construction de bâtiments hauts (au-delà de 6 étages) pour lutter contre l’étalement des villes et préfèrent les bâtiments bas ou les maisons individuelles.


Un aménagement à penser pour rendre cette solution désirable

Il faut amener la population française à changer de regard sur l’attrait des hauts bâtiments, en revoyant les règles d’urbanisme. Pour Guillaume Fournier Favre, président sortant de la Fédération des Ascenseurs, « une densification urbaine raisonnée et durable est possible avec la surélévation des bâtiments pour peu que la mobilité verticale y ait bien sa place ». C’est en effet un des grands points de bascule pour se déclarer favorable à cette mesure, puisqu’il est difficile de s’imaginer à l’aise avec l’idée de surélever les bâtiments si la mobilité verticale n’est pas assurée. Il est important de noter que 41 % des moins de 35 ans approuvent la construction de bâtiments hauts, et que ce pourcentage diminue à mesure que l’âge des sondés avance, ce qui peut être interprété comme un signe de crainte de perte d’autonomie. Une politique de croissance verticale ne peut donc pas fonctionner sans un investissement dans la mobilité verticale.

Sources :